Un post-traitement du modèle physique, pas un remplacement
L'IA ne produit pas une prévision de zéro : elle corrige celle du modèle physique officiel.
Chaque jour à 06 h UTC, le pipeline récupère la prévision physique de référence pour chaque station — MFWAM (Copernicus Marine) pour la hauteur significative de houle, une analyse harmonique de marée pour le niveau d’eau — puis un modèle de post-traitement appris sur l’historique de cette même station en corrige la sortie sur les 48 heures à venir.
Le modèle prend en entrée la prévision physique elle-même, l’erreur récente de cette prévision face aux observations, et un forçage de vent 10 m. Pour les marégraphes, il ne prédit que le résidu — l’écart entre l’observation et l’harmonique — et le niveau publié est reconstitué en « harmonique + résidu prédit ».
Le lendemain, la prévision émise la veille est confrontée aux observations réellement arrivées, et l’erreur absolue moyenne du jour est calculée pour l’IA comme pour la physique, sur exactement les mêmes points. Rien n’est réécrit après coup : une journée sans observation exploitable reste marquée comme manquante et n’entre dans aucune moyenne.
Tous les horodatages du scoreboard, de son API et de ses graphiques sont en UTC.
Une station qui ne gagne rien ne publie aucun chiffre d’IA
Une station n'est publiée que si le modèle y gagne au moins 5 % de MAE sur la prévision physique. Les autres restent affichées, sans chiffre.
Sous ce seuil, le modèle ne trouve pas de signal exploitable dans les données actuelles pour cette station. Elle reste listée sur le scoreboard, suivie, et sans chiffre d’IA — la retirer rendrait les autres invérifiables. Le tableau du scoreboard nomme celles qui sont actuellement dans ce cas, et l’indique sur chaque ligne.
Une station peut aussi passer le seuil tout en portant une réserve supplémentaire : le modèle n’y bat pas sa propre baseline une fois celle-ci débiaisée. Son gain affiché est alors d’abord une constante retirée à la prévision physique, pas du savoir météo-océanique. Ces stations sont signalées comme telles, sur le tableau comme sur leur page de détail.
Ce que ces chiffres ne valent pas encore
Quatre réserves qui portent sur le gain affiché lui-même. Elles sont mesurées, pas rhétoriques.
D’où viennent les données
Les attributions ci-dessous sont des obligations de licence attachées aux données utilisées, pas des remerciements.
Candhis — Cerema
Observations de houle (Hs) des quatre bouées : Les Pierres Noires, Belle-Île, Anglet, Cherbourg extérieur.
REFMAR — SHOM
Observations de niveau d’eau des marégraphes RONIM de Brest et Saint-Malo, en quasi temps réel.
Copernicus Marine Service
Prévision de houle MFWAM (produit global de vagues), utilisée comme baseline physique officielle pour les stations de houle.
Open-Meteo
Vent à 10 m : réanalyse ERA5 pour l’entraînement, prévision ARPEGE Europe pour l’inférence.
L’offre gratuite d’Open-Meteo est réservée à un usage non commercial. Ce scoreboard est public, sans publicité ni accès payant : l’usage est non commercial et assumé comme tel. Une monétisation de cette page imposerait de basculer sur l’offre payante d’Open-Meteo ou sur les sources primaires (CDS pour ERA5, Météo-France pour ARPEGE).
OceanData Consulting
Ce scoreboard est produit et publié par OceanData Consulting, cabinet indépendant de modélisation océanique et d’analyse de données marines. Le pipeline qui l’alimente est ouvert : le code, la configuration des stations, les verdicts de mise en ligne et les fichiers de résultats quotidiens sont consultables et rejouables.
