Le survey coûte cher. Le screening dit où le faire.
Une campagne géophysique se chiffre en centaines de milliers d'euros et en semaines de navire. Cet atlas ne la remplace pas : il la cible. Vous savez où le fond est mobile, où le scour menace, et quel corridor minimise le risque avant d'affréter quoi que ce soit.
De la contrainte de cisaillement au tracé
Rien d'empirique : la chaîne part de la physique de couche limite de fond et remonte jusqu'au corridor, chaque étape étant traçable et rejouable.
Ce que le pipeline a déjà produit
Deux tuiles de preuve, mer du Nord et Pas-de-Calais. Les chiffres ci-dessous sont ceux des golden tests, pas des ordres de grandeur.
De l'emprise au tracé arbitré
Choisissez la profondeur d’analyse adaptée à votre phase de projet. Devis ferme après cadrage.
Dit honnêtement
Un screening n'est pas un survey. Voici précisément ce que cet atlas ne fait pas.
À qui ça s'adresse
Toute décision de tracé prise avant, ou à la place, d'un survey exhaustif.
| Cible | Déclencheur | Interlocuteur |
|---|---|---|
Câbliers et poseurs de câbles sous-marinsCible n°1 | Arbitrage de tracé et de profondeur d'ensouillage avant survey | Bureau d'études, responsable route engineering |
Développeurs de parcs éoliens en mer | Câbles inter-éoliennes et raccordement à terre | Responsable études, owner's engineer |
Opérateurs de télécommunications | Nouveau lien intercontinental, atterrages sensibles | Ingénierie réseau, gestion de projet |
Bureaux d'études et sociétés de survey | Cadrage amont pour dimensionner une campagne | Chef de projet géophysique |
Ce que vous nous demandez
Un atlas de mobilité peut-il remplacer une campagne de survey géophysique ?
Non. L'atlas travaille sur des données publiques à 500 m de résolution : il ne détecte ni obstacle isolé, ni anomalie géotechnique locale. Son rôle est de cibler le survey, en montrant où le fond est mobile et quel corridor minimise le risque, avant que vous n'engagiez un navire.
Comment déterminez-vous si le fond est mobile ?
Par la physique, pas par une carte. Nous calculons la contrainte de cisaillement combinée houle-courant selon Soulsby (1997), puis nous la comparons au seuil critique de Shields (Soulsby & Whitehouse) calé sur la granulométrie du site. Au-delà du seuil, le sédiment se met en mouvement.
D'où viennent vos données ?
De sources publiques et référencées : RESOURCECODE de l'IFREMER pour la houle, Copernicus Marine (CMEMS) pour les courants de marée horaires, EMODnet pour la bathymétrie et la géologie de Folk, et le SHOM pour les natures de fond au 1:50 000. Aucune donnée achetée sous licence propriétaire.
Comment le corridor optimal est-il tracé ?
Les couches de mobilité, de scour et de contraintes sont fusionnées en un champ de coût-risque. Un algorithme A* y cherche le chemin de moindre coût entre les deux atterrages. Nous livrons aussi les alternatives de Pareto : sur une de nos tuiles, le tracé le plus court gagne 0,8 km mais coûte 0,6 point de risque supplémentaire.
Quelle est la fiabilité des résultats ?
Elle est mesurée et livrée avec l'atlas. Validation contre 51 points SHOM (ratio de vitesses 0,98 à 1,03), contre 908 crêtes de dunes observées (p ≈ 8e-9), et robustesse de la classification à 100 % en mer du Nord lorsqu'on fait varier la granulométrie d'un cran. Les niveaux de retour portent leur intervalle de confiance à 95 %.
Le pipeline fonctionne-t-il hors de la Manche et de la mer du Nord ?
Oui, il est zone-agnostique. Les deux tuiles de preuve sont en mer du Nord et dans le Pas-de-Calais, mais la chaîne ne dépend que de la disponibilité des données de houle, de courant et de géologie. Une nouvelle emprise coûte un run et une configuration.
